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Vous avez le sentiment que l’Union européenne est une escroquerie ? Sans doute avez-vous suivi quelques épisodes minables qui ne mettent pas en valeur une construction qui mériterait de meilleurs gouvernants. Les Barroso, Van Rompuy et autres technocrates non élus sèment la désolation là où ils passent.

Jouets des lobbys les plus puissants et souvent les plus malfaisants, ce sont les intérêts de certains qui priment sur les libertés de chacun et bien trop souvent de la démocratie.

En mai prochain, nous aurons le droit de nous rendre aux urnes pour élire nos députés européens. Ô joie ! Ceux qui vont se goinfrer avec nos impôts pour roupiller entre Bruxelles et Strasbourg font mollement campagne, car ils savent de toute manière que leur place est acquise. On se fait parachuter tête de liste n’importe où et l’on est certain d’aller grappiller quelques milliers d’euros et des cadeaux de personnes intéressées.

Pourquoi envoyer une Rachida Dati, un Harlem Désir et maintenant un Edouard Martin qui a vendu son honneur pour une minable place de député ? L’immense majorité des députés européens sont soit incompétents, soit totalement soumis aux maîtres du lobbying bruxellois. Souvent, ils cumulent les deux tares.

Nous allons donc élire des pignoufs qui feront en sorte de mettre en place une Commission européenne parfaite. C’est-à-dire une Commission qui n’a vocation qu’à ouvrir toutes les vannes de l’ultralibéralisme. Pas besoin de débat sur le marché transatlantique, les élites s’occupent de tout ! Ô bonheur !

Vous avez dit un léger problème démocratique ?

Depuis plusieurs mois, les hommes politiques français n’ont qu’un message en bouche : « la République », « le pacte républicain », « les valeurs républicaines ». Hochet ressorti de son placard, la République a été élevée au rang de sainte qui rend immaculé tout ce qu’elle touche.

Pourquoi s’échine-t-on sur ce mot de « République » ? Peut-être parce que les élites ont bien compris que celui de « démocratie » a tellement été galvaudé ces dernières années que l’utiliser est devenu trop dangereux. On le laisse en friche jusqu’au moment où la « République » ne permettra plus un rappel des forces « démocratiques et républicaines du pays ».

Il faut dire que la démocratie a pris un sacré coup dans la gueule avec l’imposition d’un traité pourtant rejeté par deux peuples souverains (hollandais et français). La démocratie à la sauce européenne c’est une douzaine d’hommes qui gouvernent plusieurs centaines de millions d’âmes sans la moindre légitimité. Du beau boulot !

Mais les performances de l’UE ne s’arrêtent pas à nos frontières. Ainsi, l’Ukraine commence à percevoir la vraie nature de l’hydre européenne. Alors que Kiev allait signer un accord d’association avec l’UE qui aurait permis une plus grande interconnexion des économies et une accélération des réformes démocratiques (des vraies), les autorités ont préféré temporiser à cause des pressions russes. Alors que l’UE devait protéger l’Ukraine de l’appétit russe, elle n’a pas bougé face à la Russie et a laissé la situation devenir intenable.

Mauvaise politique pourrons-nous conclure. L’UE n’a pas su défendre ses intérêts… tant pis ! Mais non, l’histoire ne s’arrête pas là ! Après avoir lâchée l’Ukraine, elle se permet de lui donner des leçons de démocratie à la suite des manifestations pro-européennes qui ont lieu dans la capitale ukrainienne. Des leçons bien curieuses pour des institutions européennes pour lesquelles la démocratie n’est qu’une coquille vide.

Les cons c’est nous !

Traitresse à la cause européenne et aux peuples qui composent l’Union, gravement nulle en politique étrangère, l’oligarchie européenne ne répond à aucun des critères cherchés chez les gouvernants.

Nous allons gentiment aller voter en mai prochain et le même cirque pseudo démocratique va continuer. Pendant ce temps, l’idée d’Union européenne, une vraie, forte, respectueuse, et démocratique meurt. Tout ce qui est perdu aujourd’hui ne pourra plus être semé à l’avenir et c’est tout un continent qui partira à la dérive sans aucun point d’attache possible.

Source Agoravox

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